1 parricide, 2 infanticides…

Le 7 février 1900 meurt Jean Tardieu, âgé de quatre-vingts seize ans, l’acte de décès est enregistré à 11 heures du matin. Né au lieu-dit Laborie, section de Brouelles de la commune de Maxou, il vivait à Jarlan. L’enterrement a lieu le jour même.

Marie Christine Couderc, une voisine habitant le Pech-Dentu, se rend à la cérémonie. Née à Lamothe-Cassel le 9 juillet 1861, elle y a épousé Pierre Miquel, cultivateur un peu plus âgé qu’elle, natif (le 11 octobre 1856) du Pech-Dentu. Ils ont eu deux enfants :

  • Marcel, né le 9 janvier 1892 ;
  • Bertile, née le 3 novembre 1896.

Comme il était fréquent alors (et pendant longtemps), le couple vit chez les parents : Pierre Miquel, né le 19 septembre 1824 au Mas de Lacombe, et Jeanne Calmels, née le 23 août 1824 au Pech-Dentu. Jeanne décède le 6 septembre 1897. Le grand-père, les parents et les deux enfants, ils vivent tous les cinq ensemble. Depuis qu’il est en âge de travailler, le mari de Marie Christine Couderc était cité comme agriculteur. En 1896, dernier recensement du 19ème siècle, il est alors sabotier. Difficultés dans ses activités agricoles ?… Depuis novembre 1899, il semble perturbé.

Ce 7 février, à la sortie du cimetière, des voisins un peu éloignés (Laborie ?, Jarlan?…) viennent avertir Marie Christine qu’ils ont entendus des plaintes suspectes venant du Pech. Elle se précipite, prend au plus court pour rentrer chez elle. A peine a-t-elle le temps de découvrir l’horreur, son mari se jette sur elle, la frappe, l’étrangle, tente de lui remplir la bouche de terre. Heureusement (…) pour elle, les voisins les plus proches, sans se précipiter autant qu’elle, ont accouru pour voir ce qu’il se passait, et maîtrisent Pierre, puis découvrent la situation.

En l’absence de son épouse, Pierre a massacré son père, sa fille Bertile, et son fils Marcel gît dans un coin, très mal en point. Les actes de décès des deux premiers sont enregistrés le jour même à 9 heures du soir ; Marcel meurt le 12.

Dans les mois et les années qui suivent, nulle trace d’un procès. Pierre Miquel, sans profession, époux de Marie Couderc, fils de Pierre Miquel et Jeanne Calmels, meurt le 23 avril 1912. Il meurt « à Mercuès, où il résidait ».

(à suivre…)